Mardi 21 janvier, vers 1 hre, dans une ambiance tendue, a débuté le procès de Donald Trump. Le président du sénat, le républicain Mitch McConnell, a ouvert la séance qui est présidée par le premier juge de la Cour Suprême, Chief Justice John Roberts.
Une fois terminé le cérémonial du Sergent at Arms qui est chargé de faire respecter l’ordre et le protocole clamant “…toute personne doit garder le silence sous peine d’emprisonnement”, place aux choses sérieuses.
Tout d’abord, Mitch McConnel, qui, la veille, avait fixé les règles d’un procès rapide devant probablement se terminer avant le discours annuel du président sur l’Etat de l’Union le 4 février prochain, s’est ravisé suite aux pressions exercées par certains de ses collègues qui sont en lice pour de nouvelles élections.
Cependant, il n’a pas cédé aux demandes de Chuck Schumer, chef des démocrates au Sénat, qui voulait que la Maison-Blanche soit obligée de fournir les documents relatifs à l’affaire ukrainienne que le président avait refusé de transmettre à la Chambre des représentants et la comparution des témoins clés dans ce scandale.
Selon les nouvelles règles griffonées à la va vite, au lieu de deux jours, il est accordé à chaque partie 24 heures pour présenter leurs arguments, répartis sur trois jours.
Il faut rappeler que le représentant Adam Schiff dirige l’accusation qui est représentée par les sept Impeachment Managers nommés par la Chambre. Quant à la défense, elle est assurée par les avocats de Trump dont Pat Cipollone.
Au cours de ces débats qui ont duré près de treize heures de temps, les sénateurs républicains ont rejeté les 11 amendements proposés par les démocrates. 53 sénateurs républicains ont voté contre, et les 47 démocrates pour. Ces amendements visaient entre autres l’assignation de la Maison-Blanche, le Département d’Etat et le Bureau du Budget à transmettre des documents que l’administration Trump avait jusqu’à présent refusé de communiquer à la commission d’enquête.
Selon l’avis de plus d’un, ces lignes partisannes vont déterminer ce procès qui est déjà joué d’avance.